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Adresser des problèmes tels que le chômage, l’éducation et la santé, revient souvent à une question basique mais centrale : La croissance qui dépend du modèle de développement économique. Il va sans dire qu’avoir un faible niveau de croissance amplifie les problèmes sociaux car par exemple, il n’est pas possible d’absorber les demandeurs d’emploi, construire des hôpitaux et accorder un enseignement gratuit et de qualité à tout le monde.

Durant les 15 dernières années, la Turquie s’est illustrée par sa forte dynamique économique. Aujourd’hui, cette économie émergente est la 13ème mondiale (Produit Intérieur Brut à parité du pouvoir d’achat). La Turquie est le premier producteur de téléviseurs et le cinquième constructeur automobile européen. Le pays est également le 6ème exportateur mondial de textile. Le Pays a attiré l’année dernière 38,6 million de touristes.

En tant que Marocains, nous devrions retrouver dans le modèle de développement économique Turque, plusieurs politiques que nous pouvons adapter à nos spécificités. Ce n’est pas en regardant exclusivement vers Paris ou Washington que nous sortirons de l’auberge car les contextes culturels, sociaux et économiques sont très loin des nôtres. Je rappelle juste que durant les années 80 les PIB (USD) Turques et Marocains étaient proches (cf. schéma : data.worldbank.org)

worldbank

Ces dernières semaines, la Turquie fait la une des journaux avec la dévaluation de sa monnaie face au Dollar. L’euphorie Turque serait-elle en train de s’effondrer ?

Il semblerait que les marchés financiers n’ont pas confiance dans la résilience de l’économie et dans les agrégats macro-économique du pays. Visiblement très content de l’évolution des choses, le Président Trump (sans cacher son arrogance habituelle dans un tweet) a même augmenté les droits d’importation sur l’aluminium et de l’acier en provenance de Turquie ce qui risque d’enfoncer davantage le pays.

Pour une monnaie avec un régime flottant, la dévaluation peut être expliquée par plusieurs facteurs objectifs. Cependant, il faudrait tout de même rappeler que dans le marché à terme des devises mondial, les transactions sont rarement adossées à des opérations économiques réelles (importations et exportations) et de ce fait, sont spéculatives.

Abstraction faite des raisons, j’ai la profonde conviction que la Turquie va s’en sortir même s’il y aurait certainement un prix à payer à court terme.

Au-delà de la bonne dynamique économique du pays, ce carrefour entre l’occident et l’orient dispose d’une histoire et d’un patrimoine culturel magnifiques datant de plusieurs millénaires et aussi d’un capital humain de haut niveau avec un très fort sentiment patriotique. Ce ne sont pas naturellement des facteurs que nous retrouvons dans les équations économétriques, pour autant, l’histoire a prouvé que ces facteurs comptent in fine. J’ai personnellement foi en le peuple turque et en sa capacité à s’adapter (ce n’est pas la première dévaluation) et à sortir de cette crise.

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