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Le changement climatique et ses dernières répercussions font la priorité des préoccupations de plusieurs hauts responsables à l’échelle mondiale. Un rapport récent publié par un groupe de scientifiques des Nations Unies tire la sonnette d’alarme sur l’urgence de la question et la nécessité de prendre des mesures drastiques pour limiter les dégâts causés par l’activité humaine.

En gros, l’augmentation de la température de la terre d’1°C depuis l’ère préindustrielle serait responsable d’une majeure partie des déséquilibres climatiques enregistrés dans différentes parties de la planète. Aujourd’hui, cette tendance destructive s’accélère à un rythme qui nous dépasse, et les scientifiques parlent d’un état d’alarme…

En effet, à ce rythme, la température planétaire (mesurée à la surface de la terre et dans les océans) augmenterait de 0,2°C tous les dix ans, ce qui nous laisse moins de 25 ans pour transformer les modèles actuels de production économique et rentrer ainsi dans l’Accord de Paris (COP 21, 2015). Au-delà de 1,5°C, les conséquences risquent d’être irréversibles pour la vie sur terre.

Nous n’avons donc pas d’autre choix que d’œuvrer collaborativement pour faire redescendre la courbe des émissions de gaz à effet de serre (GES). Les pays fortement industrialisés sont certainement les plus montrés du doigt, mais il semblerait qu’à l’échelle individuelle, certains comportements par rapport à notre mode de vie au quotidien et nos habitudes de consommation pourraient avoir un impact considérable.

Image associéeUne dernière étude menée par Pr. Poore, un chercheur de l’Université d’Oxford, et parue dans la revue Science, indique que la production de viandes et de produits laitiers est responsable de 60% des émissions de GES provenant du secteur de l’agriculture global. La production de source animale nécessite, en effet, plus de 80% de terre labourable (l’équivalent en surface aux Etats-Unis, la Chine, l’Union Européenne et l’Australie combinées), ce qui représente l’une des causes majeures de l’extinction massive de la faune sauvage actuellement observée. En contrepartie, cette production, fortement nuisible à l’écosystème planétaire, ne parvient qu’à 18% des besoins en calories et à seulement 37% des besoins en protéines. Ce chercheur et son équipe ont constaté que même les produits à base de viande et de produits laitiers ayant le plus faible impact causaient toujours beaucoup plus de dommages à l’environnement que la culture la moins durable de légumes et de céréales.

Livestock production and GHG

Au vu de ces éléments, certains analystes appellent à une réflexion sérieuse autour de l’impact que chacun de nous pourrait avoir sur la planète par une simple révision de notre régime alimentaire, en considérant, notamment des sources alternatives de nutriments dont les bienfaits ont été nouvellement établis par les spécialistes. Les petit-pois auraient, à tire d’exemple, un apport en protéine très important, remettant en question la pyramide alimentaire telle qu’on nous l’a enseignée. Un régime végétalien (végan) serait donc probablement « le moyen le plus efficace de réduire votre impact sur la planète Terre, pas seulement les gaz à effet de serre, mais l’acidification mondiale, l’eutrophisation, l’utilisation des sols et de l’eau » selon Pr. Poore. Cet impact serait plus important que de réduire, par exemple, l’utilisation du transport aérien ou que d’acheter une voiture électrique !

Une découverte qui donne davantage à réfléchir puisque les bienfaits de la réduction, voire l’élimination, des aliments d’origine animale sur le corps humain sont étudiés et prouvés. S’il est maintenant difficile, voire invraisemblable, que les habitants de la Terre soient tous reconvertis au régime végan, deux observations sont néanmoins intéressantes : la première, il suffit que la moitié la plus nocive de la production de viande et produits laitiers soit éliminée pour atteindre les deux-tiers des bienfaits attendus selon l’étude. La seconde, on pourrait y aller à petits pas et réduire ainsi progressivement notre consommation d’origine animale ; sans oublier le rôle important des institutionnels et différentes parties prenantes pour encourager un tel revirement de tendance. Alors à nos assiettes !

 

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