Au-delà de la Crise Covid-19 : Le Maroc qui fera la différence

Tanja Marina Bay international: Lancement de la commercialisation ...

Nous vivons une période qui va marquer l’histoire moderne de l’humanité. En l’espace de quelques semaines, le système économique mondial est remis en question. Notre compréhension –et approche– de la croissance, de la prospérité et de la résilience est brusquement mise à l’épreuve.

Nous cogitons sur les scénarios de l’après-crise, nous imaginons des futurs que l’on n’aurait pas osé appréhender il y a quelques mois, et nous nous retrouvons déconcertés face à notre incapacité de contrôler l’avenir, un avenir, nous le savons, immense en défis sociaux et économiques.

Les états seront confrontés à redresser des déficits budgétaires plus accentués, à rééquilibrer des taux de chômage plus élevés ; les entreprises seront amenées à reconstruire des chaînes de valeur paralysées, à réinventer parfois de nouveaux business modèles ; et les organisations de la société civile verront, de premier abord, une détérioration plus accrue d’une situation sociale déjà fragilisée.

Au Maroc, notre capacité d’agir vite, de manière agile, innovante et intégrée va déterminer notre propension à réussir ou pas ce défi.

Trois éléments primordiaux nous semblent indispensables à toute démarche adoptée par les autorités publiques pour faire face aux externalités de la crise COVID19 :

  • Une vision intégrée du développement post-Corona: Si le Maroc a brillamment mis en place une Stratégie Nationale pour le Développement Durable à l’horizon 2030, il est aujourd’hui impératif plus que jamais de définir un plan d’exécution de la stratégie de manière transverse et coordonnée à travers les trois piliers de développement : l’Etat, le secteur privé, et les organisations de la société civile. Le Maroc pendant et après cette crise doit faire appel à des mécanismes de gestion innovants où les entreprises se joignent à l’état pour traiter de la question sociale, où la société civile engendre des idées innovantes pour stimuler de nouveaux modèles de croissance, et où la réflexion en silos, qui a trop longtemps miné les efforts de développement, est remplacée par des stratégies, à petite et à grande échelles, fortement intégrées à travers les industries et les secteurs d’activité.

 

  • Des mécanismes hybrides : Les voies de relance de l’économie traditionnellement poursuivies dans les benchmarks du capitalisme moderne ne seront pas suffisantes à déployer une nouvelle vague de croissance à l’échelle nationale, ni internationale. Par ailleurs, notre patrimoine nous prodigue d’enseignements précieux en matière de systèmes de croissances hybrides où le social, l’environnemental et l’économique ne font qu’un et ne répondent qu’à un objectif commun et harmonieux : la croissance inclusive. Ainsi, le système du Waqf serait un excellent exemple de modèles de croissance qui allie performance financière, bien-être social et équilibre écologique. Le mécanisme de la Zakat, couplé aux technologies Fintech offrirait un autre levier de réduction des inégalités et de création d’opportunités d’autonomie financière, surtout pour les couches sociales les plus économiquement désavantagées.

 

  • Une communication réfléchie: Enfin, en temps de crise ou post-crise, il faut fédérer les voix, les efforts, l’attention autour d’une vision unie et d’un objectif commun : sortir gagnant du tunnel. Les autorités Marocaines déploient des mesures qui ont valu au pays l’admiration à l’international. Nous devons continuer de créer des canaux de communication où les Marocains et les Marocaines, toutes classes confondues, sont informés de la manière dont ils peuvent et doivent co-construire le Maroc de demain. Car ceci n’est pas une crise de l’Etat ou des entreprises, c’est une affaire qui commence et se termine par les citoyens.

La Pandémie du Bonheur !

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C’est une première dans l’histoire moderne de l’Homme. Un arrêt forcé, toutes activités confondues. Le monde est en pause. Les enfants jubilent devant leurs écrans ; ils découvrent un nouveau mode de schooling. Les parents s’affolent ; entre télétravail, explication de cours à leurs enfants, garde des tous petits…. Il est évident que ce système nous fait découvrir de nouveaux modes de vie. Et comme la sagesse universelle l’aurait voulu, nous regarderons le verre à moitié plein. Voyons donc, qu’y a-t-il de si « cool » – comme dirait ma fille – dans la situation ?

D’abord, la petite famille est réunie. Pour le bien et pour le pire. Grâce au couvre-feu, nous passons vingt quatre heures de la journée ensemble. Nous apprenons à nous connaître, mine de rien. Nous cuisinons ensemble, un plat ou deux par jour, nous nous parlons un plus, nous nous efforçons à garder notre calme, car on sait que la situation peut durer et qu’il ne sert à rien de perdre les pédales, du moins de sitôt. Nous reconstruisons donc le cadre familial dont la vie effrénée nous avait un peu dérobés.

Ensuite, nous sommes plus créatifs ! Face à la question « Papa je m’ennuie ! Qu’est ce que je vais faire maintenant ? », on est bien obligés de trouver des alternatives – et je ne parle pas ici bien-sûr de la télévision ou des jeux vidéo, car ce n’en sont pas – On invente alors des jeux bizarres, on s’efforce à trouver le temps pour ces jeux, sinon on le paierait de toute façon par des comportements inappropriés (embêtants en langage parental) des enfants. Ces derniers passent alors plus de temps à dessiner, à jouer à des jeux de société, à inventer des histoires, à créer leurs mondes imaginaires. On aura donc transformé leur ennui en une opportunité de développement et de créativité inédite.

Enfin, cette mise en quarantaine est certainement l’occasion de passer plus de temps avec soi-même. Dans cette pause forcée, nous trouverons quelques minutes dans la journée où nous rééquilibrerons les aiguilles de nos horloges biologiques et psychologiques. Nous nous parlerons à nous-mêmes de ce qui va bien et ce qui va moins bien, nous prendrons peut-être de nouvelles résolutions, et au mieux, nous nous mettrons à les appliquer. Dans cette halte insoupçonnée, nous sommes pris de court, face à notre conscience, à ce que l’on aurait pu donner de mieux à ce monde, et à ce que l’on devrait réellement donner. Ceci est une aubaine, en réalité. Une aubaine pour repenser un nouveau système mondial, pour faire partie de la transformation radicale que subira le monde de l’après-pandémie, et pour faire de tout notre possible pour que cette transformation apporte plus d’égalité, plus de justice sociale et plus de bien-être écologique, pour tous, tous.

Maroc Durable : Responsabilité de tous !

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La gestion efficace de la transition du Maroc vers une économie verte et durable appelle à une coordination du plus haut niveau entre les différentes instances de prise de décision et de politiques publiques. Ceci est d’autant plus important en période de crise écologique où les précipitations se raréfient et la sécheresse s’intensifie. En ce mois de mars, on assiste à une augmentation atypique de la température avec une absence inquiétante de pluie. Si ce scénario continue, l’année agricole sera compromise ainsi que l’approvisionnement ininterrompu de la population en eau potable.

Pourtant, certains aspects de gestion de cette conjoncture laissent à désirer. On s’étonne à voir, par exemple, l’arrosage des espaces publiques à un moment de pic de chaleur de la journée, engendrant la perte instantanée d’un pourcentage non-négligeable de l’eau utilisée. On s’étonne, en ces circonstances critiques de pénurie d’eau à l’échelle nationale, de voir continuer les habitudes de lavage des voitures sans considération aucune pour la consommation raisonnable et responsable de l’eau.

En ces temps d’incertitudes et de déséquilibre climatique, on s’attend à voir naître et appliquer des lois et régulations qui régissent le comportement individuel et organisationnel en termes d’utilisation des ressources en eau. Au niveau de l’industrie, les niveaux de consommation relative en eau doivent être mesurés, contrôlés et sanctionnés en cas d’excès. Idem au niveau des institutions publiques. Enfin, et non des moindres, un effort particulier doit être déployé pour rééduquer le comportement individuel et sensibiliser à la responsabilité environnementale de tous.

Les nappes phréatiques ne sont pas la propriété d’une entité privée ou publique, et la capacité de payer sa facture en eau ne devrait, sous aucun prétexte, justifier une consommation démesurée, égoïstique, et irresponsable de ce bien universel.

A note on the recently published “UAE Guiding principles on sustainable finance”

General context

The world is struggling with systemic challenges including slow economic growth, lack of infrastructure, inadequate technological development and a growing youth population. The economic impacts of these developments are far-reaching, and require targeted responses if countries are to meet their Sustainable Development Goals (SDG) commitments. In fact, the huge financing requirement to implement the SDG has increased from billions to trillions of US$, exceeding the capacity of any single institution or state. The public sector alone will not be able to close such important gap.

UAE has demonstrated its commitment to the pursuit of a sustainable growth pathway, including addressing climate change, through signing the Paris Agreement in 2016 and championing a number of initiatives, such as the UAE Green Agenda 2015-2030, the National Climate Change Plan (2017-2050), the Dubai Declaration (2016), and the Abu Dhabi Sustainable Finance Declaration (2019).

The UAE Guiding principles on sustainable finance aim to facilitate the country’s transition to a more sustainable economy and help organizations to develop strategies which re-orientate and diversify the economy, help mitigate risks of reduced global demand for oil, adapt to the physical risks of climate change and explore the new investment opportunities it presents. These voluntary principles represent the shared views of the financial regulatory authorities in the UAE including the Central Bank of the, Dubai Financial Services Authority and the Insurance Authority.

Summary of the Guiding principles

Principle 1: Integration of ESG Factors into Governance, Strategy and Risk Management

Financial companies are encouraged to incorporate ESG factors into their governance, risk management framework and strategies by:

  • Identifying and considering opportunities, as well as any associated risks and threats, afforded by ESG-compliant investing.
  • Integrating consideration of opportunities and risks from ESG factors at all levels of organizations’ businesses, strategy and financial planning where such information is material; and
  • Enhancing the organization’s ESG performance through the development and enhancement of suitable products, services and otherwise promoting sustainability in all organizations’ activities.

Principle 2: Minimum Eligibility Requirements

This principle clarifies the minimum components that should be present in a product categorized as ‘sustainable.

  • Process for Project Evaluation/Selection
  • Use of Proceeds
  • Management of Proceeds
  • Recording, disclosing and reporting:

Principle 3: Promotion of Appropriate ESG-Related Reporting and Disclosures

This principle seeks to encourage financial organizations to produce timely and relevant information on key ESG metrics. Such reporting would aim to disclose ESG-specific risks, processes, initiatives and performance, in accordance with internationally recognized reporting standards of financially, environmentally or socially material information

The way forward

UAE Sustainable finance taxonomy

The Guiding Principles encourage issuers to rely on internationally recognized standards and taxonomies such as the Principles for Responsible Banking, the Principles for Responsible Investment and The Green Bonds Principles. In the future, the UAE Authorities shall adopt a specific taxonomy Sustainable finance for in the country.

Moving from voluntary to compulsory

The Guiding Principles are so far voluntary. Next steps may include more compulsory guidelines and policies, to encourage the UAE financial firms to develop strategies to incorporate ESG considerations into their core business activities.

Development, Education, Sustainability: Lead thoughts from lead players

Fadwa MACECE

I had the pleasure this week to speak at a panel organized by the Moroccan American Commission for Educational and Cultural Exchange (MACECE) for graduating MBA students from the Fox School of Business at Temple University in Philadelphia. Besides the honor of being part of high-profile panelists from large impact organizations (the Millennium Challenge Corporation, Stevens’ Initiative of the Aspen Institute; Women’s Artisans of Morocco Network), I took pleasure in sharing and discussing around development, education and impact. Here are the key take-aways:

  • Bold local initiatives by global investors: In achieving its march towards inclusive education for all, the Moroccan Ministry of Education benefits today from a 2.5 million USD grant by the Millenium Challenge Corporation targeted towards vocational training and capacity building programs to bridge the university-market gap across the country. Several hundreds of young Moroccans have been part of this high scale initiative which is running for the next two years. In a similar vein, another initiative, launched by the Aspen Institute, Stevens’ Initiative, and the Bezos Foundation, focuses on deploying a platform for on-line exchange program for public university students in Marrakech and Casablanca regions. Heavily based on the latest technological advances, this experience, although uncommon to both students and the educational body at large, remains an interesting and quite intriguing one.
  • New patterns for education of the future: The fourth industrial revolution is increasingly calling for revisiting business models across industries. Education is no exception. In a highly unsustainable world marked by stark and even more widening inequalities, novel educational models can and should be used to lift underprivileged economies up the ladder of development. A possible pathway for such a lift-up is the “leapfrogging” model from the grassroots up through social strata. In such models, technology plays a pivotal role in interconnecting excluded areas with top-notch educational programs across the globe. Learners pick and select their curricula according to their own, quick-win needs, to integrate an increasingly conscious job market of these new channels. Model fine-tuning is still required for African and some MENA region countries.
  • Stronger women, stronger societies: Female entrepreneurship is taking crisper shape in the Moroccan handicraft sector, with bottom-up initiatives organizing the industry in a self-emergent pattern. This association in Marrakech headed by a female artisan and employing a large number of women from the region voices some of the unspoken concerns/needs of handicraft female entrepreneurs: the right to express herself at both national and international instances, the right to generate income and to be independent, the right to exist as an essential and unequivocal pillar of society, not just as a spouse or a mother, but also as an agent of economic development.

Corporate Responsibility: less numbers, more impact

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2020 has come, and yet another challenging year is ahead of us to intensify efforts towards bending the emissions curve, achieving more global equality, and managing resources more sustainably. If governments have failed to efficiently address the planetary challenges that marked the previous decade including climate change, rising inequalities and global political turmoil, the corporate sector is called upon now more than ever to take an ethical stand with respect to its responsibility towards the planet and its inhabitants. Corporate social responsibility, which has arisen over the past decade as the flagship “quick-win” answer to solving all kinds of social and environmental problems, has only left a bitter taste of dissatisfaction, incompleteness, and almost failure. Why? We believe this is more related to how the concept has been adopted than to its core essence.

In attempting to lessen their negative externalities, firms find generally safe harbor in starting various scattered initiatives around local communities, with the hope to enhance corporate image and to be more engaged in improving society. However, little might be expected of such initiatives in the absence of a holistic sustainability strategy that has a tangible link with the firm’s business and a measurable impact on the environment and society.

Creating positive and lasting impact goes beyond crafting an annual CSR program with half a dozen well-rounded local actions with a nice marketing campaign and a catchy annual report. More strikingly, corporate managers tend to confuse “impact” with “output” when it comes to social and environmental action. Numbers are good, yes, but they need to tell the things that matter most. It is good, for example, to learn that company X has provided 500 children in the icy mountains of the Atlas with a hot meal and some warm clothes. It is better, however, to assess the impact of such an initiative on transforming the lives of these kids and on making their existence more meaningful. No less important is, of course, the benefit of such actions on enhancing the firm’s public image and, collaterally, generating more revenue.

There are multiple misfunctioning elements in our approach to corporate responsibility, and now is the time to embrace a new form of truly ethical CSR. This new form of responsibility must recognize the limits of our existing development models and must challenge our understanding of achievement and impact. This must be an approach that replaces short-term actions with long-term strategies, punctual benefit with life-long effect, and calculated outputs with equilibrium, meaning, and impact.

 

Fadwa Chaker

Educator and Social Entrepreneur

Station de dessalement d’Agadir : Nous n’avons pas le choix mais … !

De quoi s’agit-il ?

  • Une station de dessalement de l’eau de mer avec les caractéristiques suivantes :
    • Capacité totale à terme : 400 000 m3/jour 
    • 50% sera destinée à l’agriculture (irrigation de 15000 ha)
    • 50 % sera destinée aux ménages
    • Investissement de 4,4 milliards de DH à travers un partenariat public-privé
    • Date prévisionnelle de mise en production : Juillet 2021
    • Alimentation de la station à partir des énergies renouvelables
  • Il existe déjà des stations opérationnelles au Maroc. Mais celle-ci se distingue par sa taille même à l’échelle du bassin méditerranéen

Pourquoi nous n’avons pas le choix ?

  • Ressources hydrauliques insuffisantes dans la région du Souss-Massa
    • Irrégularité des précipitations
    • Niveau très bas des nappes à cause de la surexploitation
  • Augmentation de la demande au niveau des ménages et des exploitations agricoles
  • Projet déterminant pour préserver les activités économiques implantées dans la région ainsi que les emplois

Quels challenges ?

  • Le principal défi est celle du coût du m3 eau produite pour le secteur agricole (5 DH/mètre-cube) qui de toutes les façons serait plus cher que le coût d’exploitation des nappes ou ceux des rivières / pluies
    • Implication : Est ce que les cultures d’agrumes et maraîchères, gourmandes en eau, seront toujours rentables ?
    • 3 options s’offrent à nous :
      • 1) Rationalisation de l’utilisation de l’eau à travers des technologies modernes d’irrigation
      • 2) Recours à des cultures moins gourmandes en eau avec plus valeur ajoutée sur le marché local et à l’export
      • 3) Augmentation des rendements des cultures pour absorber le surcoût en approvisionnement en eau
  • Le défi écologique est également un point à clarifier pour ce projet. En effet, Le dessalement implique des rejets de saumure (solution avec forte concentration de sel) en très grandes quantités dans les océans. Sachant que la région de Souss est connue pour son potentiel halieutique, il est légitime de se poser la question de l’impact du projet sur les écosystèmes marins de la région

Points clés de mon intervention lors de la rencontre organisée à la chambre des représentants intitulée « Bilan de la banque participative au Maroc après 30 mois du lancement »

Il n’est pas possible de réaliser une évaluation objective du bilan des institutions financières participatives marocaines car nous ne disposons pas d’une stratégie nationale de ce secteur avec des objectifs mesurables.

Cependant, nous sommes en mesure d’apporter une première lecture du bilan à la base des réalisations commerciales des banques participatives depuis plus de 2 ans. Il est à noter qu’à ce jour, les parts de marché des banques participatives au niveau des dépôts et des financements ne dépassent pas 1% du total du marché bancaire marocain. Par ailleurs, les banques participatives, n’arrivent pas à régler la problématique du taux de couverture des financements par les dépôts non rémunérés, ce qui impacte leur compétitivité sur le marché. Finalement, pour l’instant, le positionnement des banques participatives et orienté vers les particuliers avec une concentration très importante sur le secteur immobilier.

A la lumière des expériences internationales et à la base de l’analyse des résultats des banques participatives marocaines, mes recommandations ont porté sur les points suivants :

  • Il est impératif de développer une stratégie marocaine de finance participative au Maroc et en Afrique.  Cette stratégie couvrirait l’ensemble de l’écosystème de la finance participative (banque, assurance, marché des capitaux et social) et veillerait à la coordination et la cohérence entre ces différentes composantes. Sans une stratégie pareille, le pays ne tirera pas profit du potentiel de cette industrie au niveau national e continental. Il est à rappeler que tous les pays qui ont réussi dans ce domaine disposent d’une vision stratégique de la finance participative
  • Les banques participatives devraient placer les entreprises, en particulier les petites et moyennes entreprises, au centre de leurs intérêts et ce pour deux raisons. Premièrement, les services à l’entreprise génèrent une rémunération plus avantageuse et des encours plus importants que ceux adressés aux particuliers.   Deuxièmement, l’impact économique, social et environnemental de la finance participative ne se réalise qu’à travers le financement des entreprises
  • En continuité par rapport au point précédent, les banques participatives devraient disposer d’un positionnement leader sur la finance éthique dite également durable et responsable. En effet, depuis la crise financière de 2008, les paradigmes fondateurs du monde financier sont remis en question. Par exemple, la finance est-elle un moyen ou une fin en soi ? Quels types d’intégration la finance devrait-elle avoir avec l’économie réelle ? La finance participative dispose des fondamentaux nécessaires pour non seulement répondre à ces questions mais aussi pour être un acteur de premier plan sur ces thématiques
  • Dans un monde marqué par la quatrième révolution industrielle, le positionnement sur les Fintechs (technologies financières) n’est pas un choix mais plutôt une obligation dans un marché financier tiré désormais, notamment, par l’intelligence artificielle, le mobile, les plateformes et la blockchain. Ce positionnement est d’autant plus pertinent pour les banques participatives car elles sont plus agiles car elles sont plus jeunes
  • D’une manière transversale, le marketing reste une pièce maitresse pour la réussite des initiatives présentées ci-dessus

Beyond CSR

CSR

In 1958, Theodore Levitt presented a confrontational discourse against Corporate Social Responsibility (CSR), alleging that the business of business is “making money, not sweet music” and that CSR breaks the rules of capitalism and free enterprise. Today, CSR must be brawled not because it undermined free enterprise, but precisely because it largely contributed to its reign with unprecedented empowering mechanisms. While CSR was initially intended to regulate the wild and uncontrolled growth of private corporation, it has (un)predictably nurtured the very foundations of unstoppable-growth-led capitalism. Here are a few arguments why we believe this is dangerous:

  • CSR is short-sighted: As opposed to long-term strategies, CSR actions and programs are often limited in scope and depth. Because they are mostly driven by short-term visibility and results, their impacts on society or the environment remain, at best, superficial: Shallow impact.
  • CSR as an instrument for branding and public relations: When CSR is used as a marketing and sales argument, which has been the case for several large corporations, the underlying operational strategies are developed towards satisfying the central goal of profit maximization. Thus, CSR is exploited as a communication and branding tool, often found under the auspices of the Chief Communication Manager, the goal of which being to simply reinvent the message that serves to sell the same old goods and services made with the same old value chains and production systems: No strategic revamping.
  • CSR as a competitive advantage: One of the most widely advanced arguments for CSR is creating a distinctive competitive advantage. However, unless this advantage is sustained in time, it will add little value, if any, to the firm. For a specific resource to be a source of sustained competitive advantage, it ought to be valuable, rare, inimitable and non-substitutable. CSR programs hastily engendered in corporate meetings are ordained to fail satisfying the four criteria simultaneously, thus questioning the real value to the firm –should that be the goal– of CSR: Not a source of competitive advantage.

CSR looked once attractive to various managerial levels of the firm. Today, the concept is gradually wearing off, calling into question our basic understanding of well-being within and outside business organizations. Some enthusiasts have urged towards thinking in terms of a corporate version of the more inclusive paradigm of sustainable development: Corporate Sustainability. Increasingly more business models and frameworks are being developed in this arena, disrupting everyday the way we think about and approach the social responsibility of business. It is probably hard time we moved beyond CSR.

Lessons learned from UNHCR Zakat fund

UNHCR (United Nations High Commissioner for Refugees) issued two months ago a landmark report on the potential of Zakat funds to alleviate the suffering of forcibly displaced people in OIC countries. The report aims at establishing the importance of giving Zakat to displaced people and at raising awareness of UNHCR’s role and aspirations in directing Zakat to its populations of concern.

In 2017, there were 68.5 million forcibly displaced persons globally, of which an estimated 40.8 million are Muslim. Unfortunately, conflicts and resulting displacements have led to a surge in poverty levels (SDG1), to a spike in malnutrition (SDG 2) and to the deterioration in the health and well-being of displaced populations (SDG3). Moreover, displaced refugees face educational barriers (SDG4) and are confronted with a lack of job opportunities in hosting countries (SDG8).

The UN has estimated the current Zakat given worldwide at $76 billion, which is modest in context of $1.7 trillion in wealth held by high net worth individuals in the Middle East, and separately, $2.5 trillion in assets held globally by the Islamic finance Industry. According to the UN, the global Zakat potential is around $356 billion.

75% of Zakat donations are commonly transferred directly from donor to recipient without the involvement of any Zakat collecting organizations. Hence, Zakat is an important source of philanthropic funds and Zakat industry has tremendous potential in addressing the funding requirements needed to achieve SDGs and humanitarian assistance programs, especially that refugees fall under at least four of the eight stipulations required by recipients of Zakat funds.

There are many lessons learned from the UNHCR zakat fund:

  • Adopting digital innovation: The UNHCR Zakat Fund recipients are registered and their iris scans are taken and used for cash distribution. Moreover, text messages are sent to beneficiary confirming that cash is available
  • Broadening the scope of collaboration across stakeholders: The Zakat fund is providing an important avenue for stakeholders (financial institutions, individuals, philanthropic organizations…) to direct their funds to address acute humanitarian needs
  • Improving the link between Zakat and humanitarian needs: The UNHCR zakat fund clarifies the link between Zakat and the most pressing humanitarian funding needs by relying on a transparent reporting and tracking system of Zakat funds destination
  • Leveraging effective distribution channels: If Zakat industry is to reach its full potential, partnerships with trustworthy organizations are a necessity. The involvement of leading organizations such as UNHCR in distributing funds enhances the impact of contributions, minimizes overhead allocations and improves efficiency

UNHCR zakat fund experience can be leveraged in addressing other social issues like education, economic empowerment and healthcare through specific zakat funds. More importantly, such initiatives can build synergies with impact investing funds in order to make zakat funds more sustainable and more focused on income generating activities for beneficiaries rather than on simple cash transfers.

NB: This article was published on page 17 of IFN Volume 16 Issue 24 dated the 19th June 2019.