Espresso : Pourquoi il faut se méfier des sociétés de marketing en réseau !

En quoi consiste le marketing en réseau ? Le marketing en réseau (ou marketing multi-niveaux) consiste à distribuer des produits et services par des commerciaux indépendants qui recrutent (parrainent) d’autres commerciaux qui également font la même chose. Un commercial est rémunéré sur la vente des articles et les recrutements ainsi que sur l’activité commerciale de ceux qu’il/elle a recrutés. Plusieurs sociétés suivent ce modèle d’affaires telles que FOREVER LIVING, QNET et HERBALIFE.

Comment expliquer le succès du marketing en réseau ?  La vente des services & produits en réseau permet d’augmenter la force de vente d’une manière exponentielle. Son succès provient du modèle de rémunération attractif pour les commerciaux qui disposent d’un réseau de commerciaux actifs important. En fait, ces sociétés vendent très bien le rêve de l’indépendance et l’accès rapide à la richesse appuyés par des exemples de commerciaux qui ont réussi (on oublie de dire au passage que ces cas de réussite sont minoritaires et que la grande majorité perd de l’argent où en gagne peu).  C’est pour cette raison que ces sociétés insistent sur le développement personnel ainsi que sur la création d’une forte culture d’appartenance.

En quoi consiste la vente pyramidale ? Un modèle d’affaire où les participants sont exclusivement rémunérés sur le recrutement de nouvelles recrues. Cette pratique est légalement interdite.

Pourquoi le marketing en réseau s’apparente à la vente pyramidale ? La similarité entre les pratiques de vente en réseau et les structures pyramidales (basées exclusivement sur le recrutement de nouvelles recrues) est souvent pointée du doigt. En réalité, un commercial qui rejoint une société de vente en réseau n’a pas du tout intérêt à vendre des produits (commission perçue une seule fois) mais plutôt à intérêt élargir et  maintenir son réseau de commerciaux (commissions récurrentes et qui augmentent quand le réseau s’élargit). Ainsi, dans les faits, la vente en réseau s’assimile à un schéma pyramidal avec une focus sur le recrutement, avec une répartition inégale des revenus entre le haut et le bas de la pyramide et avec un grand « Turn over » provenant des commerciaux qui perdent leurs investissements en droit d’entrée (souvent sous forme d’achat de produits).

Vous voulez en savoir plus ? Article rédigé par l’auteur sur le marketing en réseau et ses similarités avec la vente pyramidale appuyé par des simulations multi-agents.

Why should Islamic banks support the Principles of Responsible Banking?

Source : PRB UNEP-FI

On November 26, 2018, at its Global Roundtable in Paris, UN Environment FinanceInitiative (UNEP FI) and 28 banks from around the world launched the Principlesfor Responsible Banking (PRB) for a six-month public consultation. The PRB representa voluntary commitment to a more responsible and sustainable way of bankingthat will contribute to the achievement of society’s goals.

The PRB proposes a framework around six principles:

  • Alignment: Ensuringthat the banks’ business strategy is consistent with individuals’ needs andsociety’s goals, as expressed in the SDGs, the Paris Climate Agreement andrelevant national and regional frameworks;
  • Impacts: Holistically assessing and managing the risks, opportunities and impacts resulting from banking activities. Banks have also to continuously improve their positiveimpacts while reducing their negative impacts;
  • Clients andcustomers: Working with clients to encourage sustainable practices and to enable economic activities that create shared prosperity forcurrent and future generations;
  • Stakeholders: Proactively collaborating with relevant stakeholders to further the objectives of these Principles;
  • Governance and Culture: Implementing banks’ commitments through effective governance processes, management systems and a culture of responsible banking;
  • Transparency and Accountability: Periodically reviewing the implementation of the Principles and being transparent about and accountable for the impact.

Although both conventional and Islamic banks can adopt the principles, I do feel that Islamicbanks can better leverage such principles for at least four reasons:

  • PRB strengthen the value proposition

Today, Shariacompliance dominates the value proposition of many Islamic banks, which makesattracting customers on a non-religious ground challenging for such banks.  Moreover, Islamic banks’ customers expect banks to be strongly involved in economic, social and environmental issues becausesuch a positioning is in line with its core values. With PRB, Islamic banks will integrate sustainability across all business areas, resulting in a stronger value proposition. 

  • PRB offers international recognition  

The PRB frameworkguides Islamic banks in their sustainability journey and allows them to highlighttheir achievements to both a national and international audience. This recognition is particularly valuable when reaching out to new customer segments.

  • PRB is more needed in OIC countries

The scale offunding and technical support required to achieve the ambitious 2030 agenda arefar beyond the scope of OIC governments’ budgets and traditional funding mechanisms. Consequently, there is a vast gap to be filled, and Islamic banking can play a leading role, especially that the industry’s underlying principlesemphasize, among others, the values of social justice, transparency and risk sharing

  • PRB is more effective in agile contexts

In many countries, Islamic banks are relatively young with a smaller size compared to their conventional counterparts. Therefore, Islamic banks are more agile to adapt their business model to the PRB requirements.

To sum up,The PRB framework provides a timely opportunity for Islamic banks to harmonizethe business model with their core values, ensure continued growth and channelfunds for sustainability friendly projects and initiatives.

This article was first published in Islamic Finance news Volume 15 Issue 49 dated the 5th December 2018

Enseignement : Un escargot qui regarde un TGV passer

Enseignement

  • Rishab Jain, 13 ans, a remporté le grand prix « Discovery Education 3M Young Scientist Challenge » en Octobre dernier. Il a développé un algorithme basé sur l’intelligence artificielle pour mieux localiser et suivre le pancréas au cours de la radiothérapie par imagerie par résonance magnétique.
  • Gabby, Sebatian, Bradon, MO, Amber et d’autres sont des enfants et adolescents entrepreneurs avec des activités génératrices de revenus et de la célébrité en prime. Voir la vidéo

Ces deux exemples (Il y en a de nombreux autres), nous poussent à poser les questions suivantes :

Espresso : Les recettes de la Banque Mondiale pour reformer l’éducation dans la région MENA

Source : Banque Mondiale
  • Quel est le problème ?  Contrairement à la Corée du Sud, les pays de la région MENA n’ont pas été capables de récolter pleinement les retombées sociales et économiques de l’éducation malgré les importants investissements et efforts consentis au cours des 50 dernières années et la croissance impressionnante du taux de scolarisation à tous les niveaux.
  • Quelles sont les causes ? Quatre types de tensions ont empêché l’éducation d’évoluer pour offrir un apprentissage qui prépare les élèves à un meilleur avenir. (1) les diplômes versus les compétences ; (2) la discipline versus la liberté/créativité ; (3) Le contrôle/centralisation versus l’autonomie ;et (4) la tradition versus la modernité. Ces tensions se manifestent dans la classe, l’école et la société d’une manière générale.
  • Quels sont les impacts ? Un système d’éducation sclérosé impacte négativement et d’une manière directe la création de richesses au sens large et le bien-être social dans la région MENA.
  • Qu’est ce qui devrait être fait ?   Les pays MENA doivent s’attaquer aux quatre tensions en mettant en place un système éducatif qui prépare tous les élèves à un avenir productif et prospère. Un tel système serait moderne et flexible et favoriserait une culture de l’excellence et de la créativité dans l’apprentissage. Cela permettrait également de tirer profit des technologies de l’information et adopter des approches modernes afin d’offrir aux jeunes les compétences dont ils ont besoin pour définir leurs trajectoires de vie et s’adapter aux changements locaux, nationaux et mondiaux. Enfin, un tel système reposerait sur une vision nationale partagée en liaison avec les objectifs de développement généraux du pays. Finalement, sans un réalignement du marché du travail pour stimuler la demande en compétences, la contribution du secteur de l’éducation à l’économie ne sera pas pleinement réalisée.

Alternatives Economiques : Une oasis dans un désert

Source : Hellokids.com

Dans un environnement médiatique vénérant le « like »et le « buzz » avec une suprématie des réseaux sociaux par rapport aux supports traditionnels, des magazines comme « Alternatives Economique »sont des oasis dans un désert où les contenus superflus, médiocres, biaisés ou erronés ont souvent le maître mot.

« Alternatives Economiques », le deuxième magazine économique le plus lu en France, s’intéresse à l’économie comme enjeu collectif et social, à travers des thématiques variées. A ce titre, l’économie du développement durable est un volet qui est traité en profondeur et d’une manière récurrente dans tous les numéros ainsi que dans les hors-séries.

La qualité du contenu de la revue s’explique par deux facteurs distinctifs :

  • Le financement : Le business model du magazine repose sur le lectorat pour son financement et vit principalement de ses ventes contrairement à la grande majorité des supports qui se financent par la publicité
  • La gouvernance : Alternatives Economiques est édité par une société coopérative, dans laquelle les salariés sont associés et majoritaires au capital. Les autres associés sont ses lecteurs, à travers l’Association des lecteurs et la Société civile des lecteurs, qui accueille les associés extérieurs amis du journal (personnes physiques ou morales)

Il est vrai que pour un lecteur étranger, des thématiques franco-françaises ne présentent toujours pas un grand intérêt. Toutefois, j’accepte personnellement ces contenus car je comprends qu’ils ont un sens pour la majorité des lecteurs du magazine qui résident en France.  C’est le cas également pour «The Economist », bien que plus international,mais qui consacre tout de même une rubrique permanente pour la grande Bretagne.

Un grand bravo aux équipes « Alternatives Economique »qui résistent face au tsunami des contenus « toxiques » enrobés dans le voile de la gratuité et de la facilité.  J’espère que le modèle journalistique prôné par « Alternatives Economique » et par d’autres supports, puisse se pérenniser,se développer et se généraliser.

Partirais-je toujours au travail si j’ai assez d’argent ?

Source : https://www.earn-a-living.com/fr

Dans un monde dans lequel chacun d’entre nous recevrait tous les mois un revenu de base, sans condition, sans compte à rendre, est-ce que nous nous arrêterions de travailler ? Est-ce que cela changerait notre vie ? Peut-on faire confiance aux gens si nous leur donnons de « l’argent gratuit » ? Qui doit payer pour les membres les plus vulnérables de nos sociétés ? A quoi ressemblera le futur du travail (si tant est que le travail existe encore dans le futur) ?

L’idée du revenu de base, encore appelé revenu universel ou allocation universelle n’est pas tout à fait nouvelle. Elle a ses défenseurs et ses détracteurs alors que ses implications réelles sont encore peu explorées surtout dans mon monde où la physionomie du le travail est à la fois évolutive et incertaine.

« Gagner sa vie »  est une excellente série documentaire interactive diffusée sur ARTE sur le revenu de base analysé suivant multiples perspectives. Avec ­7 épisodes explorant des expériences inédites en Afrique, Europe, Amérique du nord, en Asie et Moyen Orient, la série utilise le revenu de base comme prisme pour interroger notre relation au travail et à l’argent et stimuler la réflexion sur ce qui pourrait être envisagé demain sur cette question.

Et si les barrières linguistiques sautaient ?

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 Traduction automatique : De grandes avancées

Le mois dernier le quotidien français « La Tribune » a annoncé la sortie de la version française de l’ouvrage de référence “Deep learning“. Pour une première mondiale, ses 800 pages ont été entièrement traduites en moins de douze heures par une intelligence artificielle ! Il s’agit d’une prouesse impressionnante qui montre que la traduction automatique a beaucoup évolué depuis ses premiers débuts.   Continue reading “Et si les barrières linguistiques sautaient ?”